Je suis peut être assez bonne actrice en fin de compte. Même si mon talent ne va pas jusqu'à jouer du Racine, sans doute est-il suffisant pour interpréter ma propre vie.
Ici je m'ennuie.

Rêves de grandeur.
Je n'ai plus vraiment peur.

# Enviado el martes 28 de abril de 2009 09:04

Modificado el martes 28 de abril de 2009 09:16



Je manque cruellement de temps.
je cherche un peu partout. Dans les tiroirs, sous les tapis, dans le fond des bouteilles ...
Il reste introuvable.

# Enviado el domingo 05 de abril de 2009 17:59

Modificado el lunes 06 de abril de 2009 13:02

J'arreterai de regarder en l'air.

J'arreterai de regarder en l'air.
J'ai comme un soliloque en continu dans la tête. Jamais il ne s'arrete ou même de baisse d'intensité.
C'est pesant à certains moments. J'suis le genre de personne qui s'interroge sur tout, qui veut une réponse, au moins une, à chaque question posée. Celle qui analyse tout,qui sans le vouloir toujours intervient dans la vie de autrui.
J'avais changé de cahier sur lequel griffonner. Comme pour mettre un"E" définitif à la fin de cette époque. Mais pourtant, le poids du soleil, du destin peut être me l'on fait oublié, m'y font réécrire dessus. Dedans.
C'est un soliloque sans fin.
Et comme toute bonne fille que je suis, je suis nostalgique, mélancolique de toutes ces pages précédentes, de tout ce temps passé sans avoir encore trainé ma dix-neuvième année. J'en ai déjà eu un bon nombre de sourires. Mais au fond, sommes nous plus légitimement touchés et torturés quand on a une vingtaine année de plus sous prétexte d'avoir davantage vécu. J'écris d'une belle écriture sans rature et je comprend que ce temps est irrémédiablement révolu.
Je n'aurai plus jamais cette naïveté dans les yeux, on n'observera plus jamais cette candeur qui animait mon coeur. Il n'y a même pas a discuter du bien fondé de ces idées ou de la validité qu'on peut leur accorder.
Ce temps est dorénavant fini et j'en suis ravie.
Ce n'est pas de cette mémoire qui peut embrouiller mon présent ou d'un miroir peu propice aux états de conscience. Mais elle permet seulement de rêver au jour le jour, et d'espérer qu'une nuit ce ne fut plus une chimère tout court.
J'lisais ces textes d'un bout à l'autre de mes heures, j'exultais, je comprenais. Je comprenais plus ... plus. Au final je me demande si un jour j'ai su.
Je veux bien plus qu'un corps, qu'un c½ur. Qu'un corps et qu'un c½ur. Même s'il parait évident qu'ils sont déjà conséquent. Un esprit.
Je me suis une fois de plus levée trop tôt. J'ai fumé et bu n'importe quoi,
juste pour être certaine que c'était vraiment Moi.
Je me suis trompée.

# Enviado el sábado 21 de marzo de 2009 08:04

Modificado el sábado 21 de marzo de 2009 08:35

Marre de ses sourires qui font espérer. De ses rêves qui nous bousillent. De ce c½ur comme anesthésié par un trop plein de vide. Qu'est ce que je fais a joué a mon stéréotype , fenêtre, cigarette. Littéralement, symboliquement. Complètement stérile. C'est davantage que du tabac respiré assise sur ce putain de rebord.
Détruit on m'a laissé. Et on ne comprend pas. Je. Moi & mes sentiments paradoxaux. Moi & mes ecrits un peu trop hauts. Je suis sur le rebord de ma fenêtre. Assise a la limite. Seulement que c'est beau. J'aime la ville la nuit. Anéantie chaque fois par cette récurrente mélancolie qui nous incline. J'suis ici parce qu'ça m'inspire vous savez. Le souffle lointain de la mer, ralenti par le béton. Le souffle lointain de la mer qui soulève mes cheveux.
Mes pieds se balancent dans le vide comme en osmose. Comme en osmose avec le vide. Il remonte jusqu'à mes jambes, s'engouffre en moi. Monte à mon coeur. Vers ma tête. Le vide ça se glisse partout et nul part en même temps.
L'impression d'être anesthésiée. De plus pouvoir dire. De plus pouvoir rien dire.
Faute à ces gorgées en trop, ces inspirations exagérées ?
Je suis si près de ce vide. Il est à moi. Il suffirai d'un pas. D'un geste maladroit pour arrêter ce vide dont je ne veux pas. Il suffirai que mes pieds appuient un peu plus sur la gouttière pour qu'elle se détache. Abimée par trop de pluie véhiculé par davantage de peine. Il suffirai sans doute d'une pression de plus pour que mes pieds battent dans le vide. Même si je sais qu'ils ne se battraient pas, qu'ils se tendraient comme pour se sentir vraiment. Comme pour appartenir. Qu'ils se tendent comme un oiseau esperant garder son équilibre dans son vol. Mais ils ne savent pas voler. Jamais. Je sais que je ne volerai pas. Ça appartient aux autres ça. Je tomberai juste lourdement à terre.
je me demande simplement qui habite en face et qui laisse sa lumière allumée tard le soir. Comme moi ne ressent il plus rien ? Est il tombé comme moi ? Dans ce sentiment, dans ce désir et vide émotionnel un jeune jour ?
Dire que j'ai rêve de ça et n'y ai pas cru. J'écris J'écris. Et quelques romantiques et torturés liront cela, se confondront en moi, se comprendront et dirons que c'est beau ce qu'elle ressent. Alors qu'au fond je n'ai rien de tout ça. Je suis une putain d'égoïste et de narcissique Et j'appuie une fois de plus sur la gouttière.
Je vois la fumée s'envoler et se confondre dans la nuit, elle est si éphémère. Tellement rassurante. Comme les gorgées en trop. Mon corps. Lui, il est toujours là finalement.
J'en suis à ma dix-neuvième cigarette et j'appuie sans cesse. Mais les immeubles en face de moi sont si grands, si je ne levai pas la tête je ne verrai même pas le ciel. La nuit.
Poses donc tes pieds ici, cela tiendra tant que tu le souhaitera.
Anéanti par le sentiment injuste de n'être rien. Cela fait maintenant une heure que je suis là à ma fenêtre et mes jambes, et mes pieds sont endoloris par le froid. Dans quelques minutes je sais je ne les sentirai plus. Il est temps de choisir entre les remettre dans ma chambre et me cacher sous mes draps ou persister quelques instants. Attendre un geste importun & malheureux d'un jambe incontrôlée par le froid universel qui me fera basculer. Mais attend elle la goutte d'eau supplémentaire qui la ferai fléchir et moi avec ? Ni ce soir. Ni demain.

Nota bene : Je vous propose vivement d'aller voir le premier commentaire de cet article ... J'en ai encore les doigts qui tremblent. Commentaire si on peut appeler ça ainsi de Victor

# Enviado el jueves 12 de marzo de 2009 19:36

Modificado el domingo 29 de marzo de 2009 17:52

La clope ( Avec V.)

La clope ( Avec V.)
Je suis là, devant mon écran, seul, mon seul réconfort vient de mes deux doigts qui tiennent ma clope, cette sucette à cancer.
Elle me ronge, elle me mange de l'intérieur, je la sens lentement s'écouler en moi.
Je sens chaque bouffée.
Mais c'est mon seul réconfort, elle me manque si elle n'est pas là, elle me rassure, me permet de ne pas être seul.


C'est un geste si simple au fond. Qu'on fait sans réellement y penser. Il suffit de la rouler ou de la sortir de son paquet, un geste de bas en haut pour la coincer entre nos lèvres, c'est parfois le seul contact qu'elles ont d'ailleurs. On cherche quelque chose pour l'allumer. Second geste de bas en haut, on appuie, on fait rouler, ça devient rouge et on aspire. Puis ça devient automatique. On aspire, expire ... La première fois on tousse c'est vrai. On trouve même souvent ça dégeulasse. Mais on y revient et au final ça devient tellement automatique. On a besoin d'elle comme de quelqu'un qui nous manque.

Et elle nous manque.
Je me rappelle de la première fois, c'était un soir, avec des amis, elle me tendait les bras, j'ai voulu essayer.
Erreur.
Je l'ai senti se faufiler en moi, dans ma gorge, dans mes poumons, elle était là, présente, brulante et violente.
Bien sur, elle m'a fait tousser.
Je l'avoue, je ne m'attendais pas à ça.
Puis finalement elle m'a séduit, j'en suis devenu l'amant, et elle mon amante. Et maintenant, je l'aime, avec ses formes gracieuses, ses caresses langoureuses et son gout unique. Elle m'apporte un plaisir infini quand je la sens glisser lentement de ma bouche à ma gorge, de ma gorge à mes poumons, de mes poumons à ma gorge, de ma gorge à ma bouche et de ma bouche à l'air libre. Elle s'enfuie de moi, comme une femme s'enfuie lors d'une étreinte trop forte.
Tout en beauté, en élégance.



Je me suis rendu compte depuis déjà un long moment que je ne peux plus m'en passer. Plus les heures passent. Plus je me sens mal. Comme une amoureuse dont on ne pourrait être séparé qu'un laps de temps court. Je résiste je résiste car j'aime me sentir forte, j'aime sentir que je ne suis ne suis soumise a rien et que le choix n'appartient qu'a moi. Que ce geste si simple c'est bien ma tète qui en décidera. Et puis je commence à ne plus réussir a penser, je ne m'entends plus dans ma tête, une sorte de gong aigu se faufile entre chacune de mes idées. Puis de ma tête, ça descend, et ce manque s'aventure jusqu'à mes poumons. Et même en plein air, j ai l impression de suffoquer. Que, même si je prends une grande bouffée d'air, il y manque quelque chose. Comme si je ne pouvais pas inspiré à fond. Comme lorsqu'on prend sa respiration avant de mettre la tête sous l'eau. On pourrait comparer ça à notre respiration avec des bouteilles d oxygène. ça ne devient plus naturel et chaque inspiration me coute.

Moi aussi chaque inspiration me coute... très cher. La ressemblance avec une femme est incroyable. Elle me tue, me fait souffrir, me prive de mon oxygène, me coute cher, mais je l'aime. Et je ne peux pas m'en passer. D'ailleurs, elle m'appelle. Allez, filtre, feuille, tabac, briquet, ces gestes, je les ai déjà fait mille fois, plus même, toujours les mêmes et toujours différents.


La ressemblance avec une femme. Avec l'amour. Bien sur, tout ce qui est du domaine du manque et du désir s'y rapporte toujours finalement. Et puis, l'amour finit toujours mal. C'est alors a ce moment la que la cigarette devient encore plus ... plus indispensable. Et plus fréquente. Elle sert vraiment à tout. A combler un manque. Quand on a envie de rien faire, on peut toujours l'allumer et cracher. Cracher sa fumée. Cracher sa tristesse. On espère que tout sortira en même temps.
Parce qu'au fond c est quoi une cigarette à part comme il l'a dit ; un filtre une feuille du tabac ? N'a t il pas l impression comme moi qu'avec ces quelques ingrédients il devient quelqu'un de différent le temps de quelques minutes ?


Changement, voila, elle me change, elle me fait devenir quelqu'un d'autre. Comme une femme toujours. Elle me fait être à part et pourtant ressembler à tout le monde, un geste, une parole, une pensée. Un geste, je roule ma clope. Une parole, je demande du feu. Une pensée, je veux fumer. Quand je ne pense à rien, je pense à elle, elle est toujours présente, dans mes pensées dans mes gestes, j'en suis imprégné, elle est en moi.


Et puis, quand on a plus l'impression d être quelqu'un. Quand on a l impression d être personne même. Sentir la fumée pénétrer dans notre corps, ça nous rappel qu'il existe ce corps. Comme une femme. Encore.

Et puis elle nous laisse tremblant, fatigué, essoufflé, pantois, mais l'esprit calme.
Comme une femme. Toujours.


Mais on peut l'arrêter elle, avec beaucoup de volonté et quelques souffrances. On peut réussir à s'occuper sans elle, on peut réussir a respirer normalement sans elle, on peut réussir a être quelqu'un sans elle. Pas comme une femme. Justement.

Victor # & Moi

# Enviado el martes 03 de marzo de 2009 03:41

Modificado el domingo 15 de marzo de 2009 09:58